La documentation détaillée à disposition des candidats sur leur formation

Publié le 26 juin 2019

Publié le 26 juin 2019

La conduite est une activité humaine à forte responsabilité dans un espace public soumis à une réglementation spécifique (le code de la route). Rouler en sécurité est donc une nécessité pour tous.

La formation à l’apprentissage de la conduite et à la sécurité routière en vue de l’obtention du permis de conduire a pour objectifs de permettre à l’élève la maîtrise de compétences en termes de « SAVOIRS », « SAVOIR-FAIRE » mais également « SAVOIR-ETRE ».
En France, la route est la première cause de mort violente. La vitesse est la première cause des accidents mortels en France (31%), suivie de l’alcool et des stupéfiants (9%). Les conducteurs débutants représentent une part trop importante des tués et blessés en circulation.

Apprendre à conduire est une démarche d’apprentissage exigeante, les parcours de formation proposés permettent d’accompagner l’élève par un enseignant diplômé de la sécurité routière.
Le projet pédagogique de l’auto-école donne la priorité à un apprentissage axé sur les comportements de l’élève (compréhension des règles et de leur utilité, prise de conscience des risques, auto-évaluation ...), en complément du simple transfert de connaissances et de savoir-faire techniques.
Ainsi, au-delà de l’apprentissage du pilotage d’un véhicule à moteur dans différents contextes, la formation comprend plus largement la compréhension des règles du code de la route ainsi que l’influence des lois physiques, psychologiques et physiologiques mises en jeu. La formation intègre une appréhension du positionnement citoyen dans les choix de conduite.

Le dispositif pédagogique de l’auto-école est constitué :
- d’apports théoriques exposant les grands thèmes de la sécurité routière dispensé par un enseignant (ECR).
- d’un apprentissage de la conduite progressif et variant les situations de conduite, dont la conduite sur autoroute ou voie rapide, la conduite de nuit ou dans un environnement dégradé.
- de l’utilisation systématique du LIVRET D’APPRENTISSAGE comme outil pédagogique d’engagement et de dialogue entre l’élève et l’enseignant. Il permet de matérialiser les objectifs et la progressivité de la formation.
- d’un accompagnement de l’élève par un enseignant sur toutes les séances d’apprentissage ainsi que dans le cadre de sa présentation à l’examen pratique.
- d’un plan de formation annuelle continue à destination des enseignants.
- de l’évaluation de la satisfaction de tous les candidats à travers une ENQUETE DE SATISFACTION systématique en fin d’apprentissage.

L’examen du permis de conduire de catégorie A1 et A2 :
L’épreuve pratique de l’examen du permis de conduire des catégories A1, A2 et A comporte deux phases : la première « hors circulation » ; la seconde « en circulation ». Ces 2 phases de l’épreuve pratique sont évaluées par un expert, « inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière » (IPCSR).

L’évaluation de l’IPCSR est basée sur des textes réglementaires et instructions précises qui en fixent les modalités.
- L’épreuve « HORS CIRCULATION » constitue une admissibilité pour l’épreuve en circulation. L’objectif de cette épreuve est d’évaluer le niveau des savoirs et savoir-faire que le candidat a acquis : code de la route, sécurité et signalisation routière, équilibre et stabilité, connaissance et emploi des accessoires et commandes du véhicule, freinage, etc.
- L’objectif de l’épreuve « EN CIRCULATION » est d’évaluer le niveau des connaissances, des compétences techniques et comportementales que le candidat a atteint afin de circuler en toute sécurité. Cette épreuve se déroule dans un environnement varié où le candidat doit notamment :
x Emprunter des routes droites., négocier des virages
x Changer de direction, franchir des intersections, utiliser des voies d’accélération et de décélération
x Réaliser un parcours empruntant des voies à caractère urbain, routier et/ou autoroutier
x Dépasser et croiser des véhicules
x Quitter un emplacement de stationnement, repartir après un arrêt
x Prendre les précautions nécessaires avant de descendre du véhicule.
L’expert réalise un bilan des compétences nécessaires et fondamentales devant être acquises pour une conduite en sécurité.
L’expert s’attache à valoriser les acquis comportementaux du candidat, plutôt que ses faiblesses. Il réalise ainsi un inventaire des points positifs et des points à améliorer restitués par rapport à une compétence donnée.
À l’issue de l’épreuve, l’expert retranscrit de façon formelle ce bilan de compétences dans une grille d’évaluation.

L’examen théorique du code de la route (ETG) est accessible dès l’âge de 17 ans pour les élèves en formation traditionnelle et dès 15 ans dans le cadre de l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC). Un contrôle d’identité est effectué avant le début de l’épreuve sur présentation obligatoire une pièce d’identité valable.

Pour réussir cette épreuve, l’élève doit obtenir 35 bonnes réponses sur une banque de 40 questions posées. Une réponse est considérée conforme si toutes les propositions justes sont cochées et validées par le candidat.
Les questions ont pour support des photos de mise en situation, et pour quelques-unes d’entre elles des vidéos. Une fois obtenu, le code (ou ETG) est valable pendant 5 ans et /ou pour 5 présentations à une épreuve pratique du permis de conduire.

L’examen pratique du permis de conduire de CATEGORIE B est accessible dès 18 ans, ou 17 ans et demi dans le cadre de l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC).
L’épreuve est programmée sur 32 minutes. Elle a pour but de vérifier la capacité du candidat à conduire seul sans mise en danger de sa sécurité et celle des autres. Elle est évaluée par un expert (IPCSR).

Le jour de l’examen, l’expert présente l’épreuve pratique, et va évaluer différentes compétences en circulation :
- réaliser un parcours empruntant des voies à caractère urbain, routier et/ou autoroutier ;
- suivre un itinéraire en vous guidant de manière autonome, pendant environ cinq minutes ;
- réaliser deux manœuvres différentes, un freinage pour un arrêt de précision et une manœuvre en marche arrière ;
- procéder à la vérification d’un élément technique à l’intérieur ou à l’extérieur du véhicule, répondre à une question en lien avec la sécurité routière, et répondre à une question sur les premiers secours ;
- appliquer les règles du code de la route, notamment les limitations de vitesse s’appliquant aux élèves conducteurs ;
- adapter votre conduite dans un souci d’économie de carburant et de limitation de rejet de gaz à effet de serre ; faire preuve de courtoisie envers les autres usagers et notamment les plus vulnérables.

L’évaluation réalisée par l’IPCSR est basée sur des textes réglementaires et instructions précises qui en fixent les modalités. Cette évaluation consiste en un bilan des compétences nécessaires et fondamentales devant être acquises pour une conduite en sécurité.
À l’issue de l’épreuve, l’expert retranscrit de façon formelle le bilan de compétences dans une grille d’évaluation. Le Certificat d’Examen du Permis de Conduire (CEPC), sur lequel est noté le résultat, est envoyé par courrier au titulaire ou téléchargeable sur le site de la sécurité routière 48h après l’examen.
En cas de réussite, le CEPC sert de justificatif auprès des forces de l’ordre pendant 4 mois maximum, le temps de demander et de recevoir le titre sécurisé édité par l’ANTS.
En cas de réussite, le candidat est considéré en « période probatoire » avec 6 points sur son permis de conduire pendant 3 ans (2 ans dans le cadre de l’apprentissage anticipé de la conduite).